Giulia Bernardelli

Infinitude

Une toile n’est jamais terminée ;
On décide seulement de l’arrêter, disait Picasso.
 
Une vérité valable pour un poème,
Qui jamais ne cesse d’onduler, de sinuer,
Mais que l’on décide de fixer ;
Dans une forme finie, imparfaite.
Reflet brisé d’une fraction de rêve,
Ou de souvenir enchanté,
Auquel le cœur d’un homme n’a pu rester insensible.
Et qui, par dépit, comme pour se noyer
Dans ces instants à-demi oubliés, fantasmés, déformés,
Par les sentiments qu’il y a accroché ;
Teinte l’eau d’humeurs, d’effluves exacerbées,
Pour faire ressortir l’instant, l’éphémère seconde,
A jamais captive d’un carcan aux reflets ambrés.
 
Jamais tout à fait semblable — intrinsèquement inexacte
— Fragment perdu d’un réalité qui n’existe déjà plus…
 
Illustration de Giulia Bernardelli

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