Rêve, dit « sonnant » !

Laisser le corps dériver, l’esprit s’envoler,
A jamais libéré des contraintes mortelles,
Imaginer des paysages, des contrées,
Que jamais ne souilleront d’étrangères semelles.

Créer, ériger, dans un total anonymat,
Monts et merveilles, travaux inédits,
Jonchant les vallées d’antiques reliquats,
Aux yeux des Hommes, à jamais interdits.

Ce royaume éphémère, qui naît et qui meurt,
Sous l’impulsion du cortex, son génial dictateur,
Souvent ne laissera germer que frustration,
De ne pouvoir se souvenir de sa divine création.

Si ce pouvoir insensé nous a été offert,
Par une entité quelconque, des cieux ou des enfers,
Je voue ma vie à la vénérer, en cénobite cynique,
Car pour toujours sera ma muse, salvatrice et sadique.

Illustration de Troublesprit

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